Les violences conjugales sont basées sur une relation de domination au sein du couple.

Les violences conjugales sont un processus au cours duquel un partenaire exerce à l’encontre de l’autre, dans le cadre d’une relation privée et privilégiée, des comportements agressifs, violents et destructeurs.

Elle peut donc être vécue dans une relation maritale, extra-maritale ou amoureuse, pendant la relation, au moment de la rupture ou après la fin de la relation. Elle peut être vécue à tous les âges de la vie et dans tous les milieux sociaux et culturels. La qualité de partenaire intime de l’auteur des faits (conjoint, concubin, partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité) constitue une circonstance aggravante de l’infraction pénale de violences.

« La violence  qui est exercée envers les femmes est de loin la plus répandue. Dans 98 % des cas recensés, l’auteur est un homme. »

L’emprise et la peur du conjoint enferment la victime dans un conditionnement dont il lui est difficile de sortir sans aide. La violence conjugale entraîne des conséquences graves qui peuvent aller jusqu’au décès de la victime.

Visibles 10%
Violences physiques
Invisibles 90%
Violences sexuelles
Violences verbales
Violences psychologiques
Violences économiques

La grossesse et la période périnatale sont une période particulièrement à risque concernant les violences pour les femmes. Elles débutent souvent lors de la première grossesse, et dans 40% des cas, redoublent au cours de celle-ci.

Cette description du cycle de la violence est un outil, c’est une description générale qui ne correspond pas à toutes les violences conjugales mais cette description est utile :

  1. pour que la victime comprenne ce processus de violences qui s’est peu à peu inséré dans sa vie
  2. pour aider la victime à comprendre que c’est l’agresseur le responsable
  3. pour aider la femme à comprendre qu’elle est une victime

Le cycle de la violence : 4 phases détaillées

PHASE 1 : climat de tension à la maison et mise en place du système d’emprise : violences psychologiques

  • Par des paroles et des attitudes, des regards, des silences
  • Nombreux conflits
  • Prétexte la soi-disant incompétence de la femme, en la dévalorisant
  • Par des contrôles, par l’isolement de la victime (de ses ami(e)s, de sa famille)
  • La victime est anxieuse, paralysée, a peur de déplaire, doute d’elle-même, tente d’améliorer le climat, fait attention à ses paroles et gestes
  • Elle peut en même temps nier ce qu’elle ressent afin de maîtriser sa peur et se donner l’impression qu’elle peut encore contrôler la situation
  • Ces violences psychologiques préparent la victime à accepter d’autres formes de violences.

PHASE 2 : Explosion de la violence

  • Acte de violence physique / verbale / psychologique / sexuelle / matérielle… « il éclate » « il explose »
  • L’agresseur donne l’impression de perdre le contrôle de lui-même (c’est un moyen de terroriser l’autre) mais il prend en fait le contrôle de la situation
  • La victime ne comprend pas et tente de calmer la situation.
  • Elle est humiliée, désespérée, outragée, démolie, blessée physiquement, en état de choc

Souvent, c’est durant cet état de choc que la femme peut commencer à parler de sa situation à un proche ou à un professionnel (médecin, travailleur social) ou consulter pour un autre motif.

PHASE 3 : justifications et manipulation de la victime

  • L’agresseur minimise les faits
  • L’agresseur porte la responsabilité des violences sur sa partenaire « si tu m’avais écouté ! »  « j’étais stressé »
  • La victime se sent responsable de la situation, elle se dit que si elle change la violence cessera « il a peut-être raison, c’est moi qui ne comprend rien » «  j’exagère, je suis trop sensible »

Résultat : la femme se perçoit comme responsable de la violence et plus le cycle se répète, plus elle se perçoit comme telle.

PHASE 4 : « Lune de miel » = mauvais terme, il s’agit plutôt d’une phase de « reconquête »…. C’est le calme avant la récidive

  • Le conjoint exprime des regrets, demande pardon
  • Promet de ne pas recommencer, de changer
  • Le conjoint peut être un temps affectueux et attentionné, faire des cadeaux…
  • Sa femme croit qu’il peut changer, il est désormais tellement agréable…
  • Elle lui donne une chance, constate ses efforts

Le cycle de la violence se répète et va devenir une spirale

  • L’agresseur constate qu’aucune conséquence dommageable pour lui n’a découlé de ses actes violents = il teste son impunité
  • Le climat de tension et de domination se réinstalle
  • Les violences reprennent
  • Le cycle va se répéter et s’accélérer avec le temps
  • La victime est de plus en plus épuisée
  • La victime n’arrive plus à analyser la situation et les responsabilités
  • Elle doute de ses capacités à s’en sortir

= il faudra un événement déclencheur, à plus ou moins long terme, pour que la victime comprenne que son conjoint cherche à la détruire et que sa vie (et celle de ses enfants le cas échéant) est en danger.

 

Le compagnon violent crée un climat de tension continu alternant des périodes de violence et des périodes d’accalmie. Ce comportement explique que la victime ait des difficultés à voir clair et à se séparer de l’auteur.

  • l'espoir d'une modification possible des comportements du conjoint
  • l'unité familiale à préserver, le souci de ne pas priver les enfants d'un père aussi longtemps que cette violence ne les met pas en danger
  • la peur de se voir retirer ses enfants
  • les pressions extérieures, la réprobation de l'entourage : une femme souhaitant échapper à une telle situation doit souvent le faire seule, envers et contre tous
  • l'isolement social, l'absence d'opportunité pour trouver de l'aide
  • le manque de ressources économiques et les obstacles matériels à surmonter (trouver un hébergement, un emploi, un nouveau logement, …)
  • les menaces graves, la peur des représailles sur elle-même, les enfants ou les proches, le chantage au suicide du conjoint, qui s'accentuent au moment où la femme décide de rompre
  • la méconnaissance de ses droits, les réticences à affronter les institutions et, éventuellement, le système judiciaire.
  • Les mécanismes de l’emprise expliqués ci-après

Les mécanismes de l’emprise
Extraits de : Comprendre et prendre en charge l’impact psychotraumatique des violences conjugales pour mieux protéger les femmes et les enfants qui en sont victimes Dre Muriel Salmona, 2017

Les mécanismes à l’origine de l’emprise ne viennent pas de la victime mais de l’impact traumatique des violences et des mises en scène de son conjoint.

  • Emprise = conséquence normale des violences répétées
  • Violences = entreprise de démolition identitaire

Violence = production d’une grande quantité d’hormones de stress : disjonction émotionnelle et anesthésie émotionnelle et physique 

Ce sont des mécanismes neurobiologiques de survie : mémoire traumatique (qui leur fait revivre à l’identique les pires violences de façon incontrôlée et envahissante) et dissociation traumatique (anesthésie émotionnelle, déconnection de ses émotions) = entraîne une désorganisation psychique qui annihile sa volonté

Ceux-ci mettent la victime hors d’état de réagir

  • Les violences répétées entraînent un état de soumission
  • La victime est traumatisée et dissociée, elle cherche juste à survivre aux violences en empêchant sa mémoire traumatique d’exploser
  • Rester avec son agresseur c’est échapper à sa mémoire traumatique par dissociation, tout en se mettant en danger

La différence : c’est le type de mode relationnel

Le conflit de couple

  • Opposition ou désaccord sur un sujet particulier
  • 2 personnes sur un même plan
  • Chacun exprime son point de vue

= le but est d’avoir raison sur le sujet du conflit

La violence conjugale

  • Déclenchées sous n’importe quel prétexte
  • Rapport hiérarchique de domination
  • Le victime n’a aucun droit d’expression

= le but est d’avoir le pouvoir sur l’autre

Mécanisme des violences conjugales

L’agresseur va faire en sorte que rien de ce que la victime va vivre n’ai de sens = c’est le meilleur moyen d’avoir le contrôle d’un être humain

Etapes

  • Repérage de la cible : plutôt la plus fragile à priori
  • Va mettre sa cible en confiance (valable aussi pour enfants : animateur de colo, instit, prêtre…)
  • Isolement de la cible : couper de la famille, des amis, qu’elle cesse de travailler
  • Perpétrer son acte
  • Discréditer son épouse : pour s’assurer de ne pas devoir rendre des comptes
  • Escroquerie : fait attention à elle au début, l’écoute….
  • Collecte des informations : il a bien choisis la bonne cible, elle lui donne des informations dont elle a honte = va permettre l’emprise

Nostalgie des premiers moments

  • Difficile de quitter ses rêves
  • « Monsieur tout le monde »
  • Gestion limité des émotions
  • Délégateurs professionnels

L’homme qui a recours à la violence trouve dans l’usage de celle-ci un mode d’emprise sur la vie familiale et de contrôle sur sa partenaire.

La violence est utilisée comme moyen :

  • de régler les conflits
  • de mettre fin à toute opposition de la part de sa compagne
  • d’obtenir une réponse immédiate à ses besoins
  • d’installer un climat de terreur autour de sa victime

Caractéristiques des hommes violents

qui ne peuvent en aucun cas justifier leur comportement.

Les hommes violents sont souvent des hommes « ordinaires » qui :

  • ne présentent aucune difficulté manifeste sur le plan personnel, professionnel ou social
  • peuvent appartenir à toute catégorie socio-professionnelle
  • savent donner d’eux-mêmes à l’extérieur du cercle familial, une image tout à fait respectable, de « bon voisin » (Souvent, la violence au sein d’un couple n’est pas soupçonnée par les proches et les amis)
  • ont une conception rigide des rôles masculin et féminin
  • minimisent ou nient leur violence
  • ont souvent des difficultés à respecter des limites
  • présentent un isolement relationnel (faire partie de multiples associations ne signifie pas avoir un ami sur lequel compter et à qui se confier)
  • ont une mauvaise estime d’eux-mêmes
  • ont une faible capacité d’écoute
  • ont des difficultés à faire des liens entre émotions et réactions impulsives
  • peuvent présenter une personnalité très narcissique ou mégalomaniaque

Où sont les racines de cette violence ?

  • Notre société est encore très patriarcale
  • La construction de l’identité des garçons valorise les comportements de compétition, de violence (dès les préaux de l’école).
  • Puis très vite, les garçons se voient définis et se définissent, dans leur développement, par des caractéristiques qui les opposent aux filles.
  • Aussi, dire à un garçon: «t’es une vraie nana! », «gonzesse ! » sont des insultes qui attaquent directement l’identité sexuelle des garçons (en dévalorisant les caractéristiques attribuées aux filles).
  • Cette masculinité toxique qui se fait au mépris des autres est aussi un piège pour les hommes, les poussant à se couper de leurs émotions.
  • Ce n’est pas parce qu’un homme a été frappé petit qu’il frappera à son tour plus tard
    Mais des expériences de violences vécues, auxquelles se rajoute, une consommation élevée d’alcool, un comportement antisocial ou criminel, augmente significativement le risque qu’il agresse sa partenaire.

Les raisons du passage à l’acte

  • Une blessure en eux qui se réveille par le comportement de leur conjointe : ils ne font pas le lien entre celle qui fait office de « déclencheur » et  leurs anciennes blessures.
  • Des contextes de peurs et de souffrance auxquels ils ne savent pas répondre  autrement que par la violence.
  • Le conjoint, parfois, déplace certaines frustrations accumulées dans la vie extrafamiliale et les déverse sous forme de colère et de rage dans l’intimité du couple. (Qui ne s’est pas retrouvé, une fois ou l’autre, à ramener sa mauvaise humeur à la maison en fin de journée ?) Cependant, tout se joue dans les limites et les formes que chacun est capable de mettre à l’expression de ses émotions.
  • L’usage de la violence est culturellement renforcée par l’image courante de la virilité, le stéréotype masculin ne favorisant pas d’autre mode d’expression des émotions.

Quelles que soient «les raisons » de la violence masculine, il est pour une femme intolérable de vivre avec un homme qui recourt à la violence psychologique, physique ou sexuelle.

Estimation :  on pense qu'au moins 7 pour cent des 30,1 millions de femmes vivant en France sont chaque année victimes de violences conjugales. Ce chiffre est probablement sous-estimé, parce que nombre de femmes se murent dans le silence et taisent leurs difficultés.

Les conditions sociologiques et économiques rendent les femmes immigrées particulièrement vulnérables aux violences domestiques.

Souvent originaires de pays où les inégalités de sexe sont institutionnalisées.

Les violences conjugales sont le résultat d'une disparité des pouvoirs entre mari et femme. Les relations patriarcales sont directement liées à la violence.

Les femmes immigrées en France sont assez isolées, la majorité ne parle pas bien le français, et beaucoup d’entre elles souffrent de ne pas travailler.  Il est moins probable qu'une femme sans travail et ne parlant pas le français puisse quitter un mari violent, parce que ces conditions rendent toute indépendance difficile.

Si une femme immigrée battue surmonte les barrières culturelles et économiques et décide de quitter un mari violent, des obstacles légaux peuvent l'en empêcher si elle veut rester en France après sa séparation.

Bien que ces dernières puissent avoir recours au même code pénal que les femmes françaises, les barrières linguistiques, l'isolement, les traditions culturelles, et les lois sur l'immigration les dissuadent de porter plainte contre leur mari.

La violence conjugale :

  • enfants =  victimes
  • maltraitance des enfants

Protéger la mère, c’est protéger l’enfant

c’est notre devoir de soignant de protéger prioritairement les enfants

  • Le fait d’avoir une figure d’attachement (la mère) violentée par une autre figure censée être elle aussi une figure de protection (le père), est parmi les situations les plus traumatisantes pour un enfant.
  • Les enfants vivant dans un milieu où sévit la violence sont généralement présents lors des scènes, parfois eux-mêmes battus ou menacés.
  • Le risque existe qu'à long terme certains développent un haut niveau de tolérance à la violence et acceptent ces comportements comme moyens normaux d'expression et de résolution des conflits
  • Le risque existe que d'autres intériorisent leur expérience, avec une tendance à déprimer et à se replier sur leur sentiment de désespoir et d'impuissance.
  • Les violences conjugales ne s’arrêtent pas avec la fin de la relation de couple. De multiples recherches démontrent que l’auteur continue souvent à exercer des violences envers son ex conjointe, par le biais du seul lien qui continue à les unir : celui de la parentalité. Ainsi, les enfants se trouvent au cœur de la violence.
  • Les femmes victimes de violence hésitent parfois à dévoiler leur situation à des intervenants institutionnels par crainte du placement des enfants. Cette menace peut être utilisée par un conjoint violent. De telles mesures ne sont qu'exceptionnelles et doivent être motivées par une situation de danger sérieuse et établie pour les enfants eux-mêmes.

Impacts de violences conjugales sur les enfants : source Journée Post Universitaire des SF novembre 2020 (Listes non exhaustives)

Pendant la grossesse
Dès la vie intra-utérine, les violences répétées subies par la femme enceinte ont des répercussions sur le développement du fœtus.

Attention aux bébés / enfants / adolescents « sur adaptés »  = « parfaits » « modèles »

  • Ils ont intériorisé le secret familial, l’interdit, qui entoure les violences conjugales.
  • Ils peuvent aussi se sentir investis de la mission de protection de leurs parents.
  • Le symptôme de « sur adaptation » = une trop grande maturité
    • 🡺    Observer les enfants lorsqu’une mère vient accompagnée en consultation
    • 🡺    Observer les enfants lors d’une visite à domicile
    • 🡺    Questionner la patiente sur ses aînés : sommeil, alimentation, pleurs, résultats scolaires, activités extra-scolaires…..

Professionnels qui entourent la parentalité : enjeux majeur pour les femmes et aussi pour les enfants à naître qui sont déjà victimes des violences conjugales.

D’où le dépistage SYSTÉMATIQUE pour la victime et PRÉVENTION pour éviter la répétition sur la génération N + 1Pour toute femme victime de violence : revenir sur les événements de violence vécus dans l’enfance :  Une enfant victime des violences conjugales de ses parents a une probabilité multipliée par 16 « d’accepter » ensuite ce genre de comportement à l’âge adulte.

Pour se reconstruire cela va prendre beaucoup de temps.

Pour tout homme auteur de violence : répétition d’un schéma intériorisé depuis son enfance, jamais traité et chronicisé. Un garçon qui voit des violences exercées sur sa mère a une probabilité multipliée par 17 de reproduire le même comportement.

Conséquences chez les bébés : 0 à 2 ans
Au niveau psycho-émotionnel :

  • Endormissement difficile, agité
  • Troubles durables du sommeil
  • Réveils nocturnes réguliers qui s’installent et s’aggravent
  • Repas souvent conflictuels pour le couple (critique de l’allaitement ou de la façon de donner le biberon…)
  • Troubles de l’alimentation du bébé avec régurgitations par exemple

Au niveau comportemental :

  • Enfant constamment aux aguets : hypervigilance
  • Installation progressive de pleurs plus fréquents, plus durables, plus difficiles à contenir
  • Enfant triste, peu souriant
  • Plutôt pâle, apathique, peu expressif
  • Regard fuyant, babille peu
  • Irritabilité

Au niveau somatique : eczéma…

Conséquences chez les enfants de 2 à 4 ans
Au niveau psycho-émotionnel :

  • Explosion de colère, irritabilité, instabilité du caractère sans raison particulière
  • Enfant craintif, a peur du changement
  • Hypervigilance, agitation constante, anxiété
  • Troubles de l’attachement précoce : ils évitent la relation, ne portent pas d’intérêt aux adultes et aux autres enfants

Au niveau comportemental :

  • Répétition de vocabulaire adulte entendu lors de scènes de violences
  • Peu d’exploration du monde extérieur, isolement, replis sur soi
  • Grande angoisse de séparation pour quitter sa mère et aller à l’école
  • A du mal à suivre une consigne simple
  • Difficultés à se concentrer
  • Troubles du sommeil, du comportement alimentaire

Au niveau somatique : douleurs diverses (maux de tête, ventre..) pathologies diverses (eczéma, asthme…) mauvais développement staturo-pondéral (faible ou excessif)

Conséquences chez les enfants de 5 à 11 ans
Niveau psycho-émotionnel :

  • Colères brutales, fréquentes et imprévisibles
  • Irritabilité excessive
  • Jalousie excessive dans les relations aux autres
  • Instabilité du caractère, impulsivité
  • Ou grande passivité, isolement, à l’écart des autres
  • Hypervigilance, aux aguets
  • Agitation constante, anxiété
  • Tristesse importante

Niveau comportemental :

  • Agressivité, brutalité
  • Difficultés relationnelles
  • Actes de destruction d’objets, de biens
  • Comportement très oppositionnel
  • Manque de respect à l’égard des femmes (enseignantes, camarades filles)
  • Isolement, replis sur soi
  • S’intéresse peu aux autres, difficultés à établir des relations

Niveau apprentissage :

  • Difficultés de concentration et d’attention
  • Troubles de la mémoire
  • Confusion dans la pensée et le raisonnement
  • Participation réduire aux activités scolaires ou extra scolaires (sport, vacances, culture…) : monsieur veut garder tout la famille sous contrôle à la maison
  • Ou élève « parfait »

Niveau somatique :

  • Troubles du sommeil, du comportement alimentaire
  • Fatigue excessive
  • État dépressif
  • Douleurs
  • Comportement régressif (énurésie…)
  • Envahi par des flash-back des scènes de violences à n’importe quel moment

Conséquences chez les enfants de 11 à 15 ans
Niveau psycho-émotionnel :

  • Explosions de colères imprévisibles
  • Irritabilité excessive
  • Hypervigilance
  • Hypersensibilité (pleurs fréquents)
  • Manque d’estime de soi
  • Faible confiance en soi
  • Se dévalorise
  • Échec scolaire fréquent
  • Sentiment de honte, de culpabilité, d’impuissance
  • Crise de panique

Niveau comportemental :

  • Agressivité, brutalité
  • Difficultés relationnelles avec les autres adolescents et les autres adultes
  • Peut devenir harceleur ou victime de harcèlement
  • Actes de violence envers des adultes ou des adolescents
  • Destructions d’objets, de biens
  • Comportements oppositionnels
  • Manque de respect à l’égard des femmes, propos sexistes
  • Isolement, replis sur soi
  • Difficultés à établir des relations amicales

Niveau apprentissage :

  • Difficultés de concentration et d’attention
  • Troubles de la mémoire
  • Confusion dans la pensée et le raisonnement
  • Désorganisation de la pensée
  • Perte d’intérêt pour les apprentissages, manque de projets
  • Participation réduite aux activités scolaires, école Buissonnière
  • Mauvais résultats scolaires
  • Ou élève « parfait »

Niveau somatique :

  • Troubles du sommeil (insomnie, hypersomnie)
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Fatigue excessive
  • Douleurs
  • Plaintes physiques excessives
  • Envahi par des flash-back des scènes de violences à n’importe quel moment
  • Comportement autodestructeur : alcool / drogues / violences, bagarres
  • État dépressif, idées suicidaires

Conséquences chez les enfants de 15 ans et plus
Niveau psycho-émotionnel :

  • Stratégies de contrôle ou comportements de violence pour résoudre les problèmes interpersonnels
  • Actes de violence à l’égard des personnes qui l’entoure : frère et sœur, adultes…. Ou contre lui-même = reproduction du schéma familial
  • Difficultés relationnelles
  • Manque de respect à l’égard des femmes
  • Convictions stéréotypées du rôle des femmes et des hommes
  • Difficultés à établir des relations amoureuses ou affectives
  • État de dépendance affective excessive
  • Ou intériorise beaucoup le « secret » de ce qui se passe dans la famille
  • Diminution des relations amicales
  • Dépression qui s’installe

Niveau comportemental :

  • Accentuation des conduites à risque : abus d’alcool, de drogues, prise de psychotropes
  • Scarifications
  • Tentatives de suicide
  • Actes de délinquance, non-respect des règles
  • Actes de destruction
  • S’enferme, cherche à fuir
  • Échecs successifs : scolaires, professionnels , affectifs

Niveau apprentissage :

  • Absentéisme important
  • Absence de projet

Difficultés à faire des choix d’orientation